Préface

KéwènKa, une histoire de S’Ève

18 novembre 2021, un gars prénommé Kévin Quentric m’écrit un mail pour me demander de lui faire une préface… Les jours passent, décembre est là, non vraiment, le temps n’est pas à la préface pour moi. Pris entre mes tournées de concerts conférences, la rédaction de mon nouveau livre, la pesanteur des informations anxiogènes concernant la « pandémie mondiale » et mon intense vie de famille, ce n’est vraiment pas le moment de me rajouter une charge supplémentaire de travail… Mais, finalement curieux, je décide de jeter un coup d’œil sur le travail de ce Kévin et ça me fait l’effet d’un coup de foudre. J’ai été happé par son univers léger, lumineux et surtout amoureux. Au lieu de corriger sérieusement mes chapitres en cours, me voilà en train de me promener tranquillement sur les pages de son site : https://kewenka.wixsite.com/chanson/poesie sur lequel je découvre de la belle poésie et une musique m’invitant à plus de liberté d’amour… Ah ! me dis-je, voilà ce dont j’ai le plus besoin ! Le temps n’est pas au travail à faire, le temps est à la pause… Et je me balade sur les pages Internet du site de Kévin trouvant plaisir et relaxation. Ce temps de « vacances virtuelles » m’offre une autre respiration plus joyeuse, plus ample. Ce que j’y découvre me donne un espace d’évasion inespéré. Je délaisse mon livre, et belle synchronicité, mes tournées se sont arrêtées en raison des fêtes de fin d’années. Mon épouse et les enfants préparent le sapin, ils sont en joie… Et moi, seul à mon bureau, je m’évade en écoutant quelques extraits du premier album de KéwènKa. Je m’évade en lisant le livret de 10 pages empli de textes poétiques et d’illustrations me rappelant ma vie d’avant, mon piano dans jungles et montagnes, brousses et déserts à la rencontre des humains… Dans la foulée, j’écris un mail à Kévin pour lui dire que je suis ok pour réaliser sa préface. Et c’est comme ça que mon évasion se poursuit en écrivant cette préface parce que je te le dis ici, ami lecteur, franchement le sapin, c’est pas mon truc ! Avec KéwènKa, me voilà loin de la « pandémie Corona », loin de ces fêtes de fin d’année qui m’insupportent avec cette surenchère écœurante de surbouffe et de cadeaux pour la plupart inutiles. Avec KéwènKa, je trouve un espace de paix et de silence, je me retrouve plus près du cœur. Un cœur qui résonne et qui résonne fort avec le mien. C’est un tout autre virus que nous insuffle Kévin, pas celui de la Covid 19 mais celui de l’émerveillement, celui de la gratitude, celui de l’amour en partage, d’un amour en partance, prêt, toujours prêt à répondre aux rendez-vous que la vie offre à celles et ceux qui aiment aimer… Oui entends-le bien ici, pour celles et ceux qui aiment aimer, tout est révélé… Et c’est dans cette conscience de la révélation que nous nous promenons. Au fil des musiques, des poésies et des illustrations, Kévin nous présente une autre apocalypse. Dieu, que cela fait du bien de goûter à ces énergies de joie et de lumière alors qu’au même moment nous sentons d’autres forces plus sombres œuvrer à soumettre le monde. KéwènKa est une brèche dans l’obscurité, un salvateur passage, oserai-je dire une arche ? « Faisons péter les coutures de nos costumes étriqués, ces camisoles mentales qui musèlent notre soif de liberté. »

Tout est dit dans cette phrase de la chanson Costumes étriqués de Kévin Quentric. Je la vois bien traverser les siècles cette phrase et rejoindre le cortège des citations qui ont guidé depuis tous temps l’humanité. Oui, faisons tout péter, notre vie est si courte, allez soyons généreux, trois secondes tout au plus… En réalité, comparé au temps cosmique d’une étoile, notre existence ne dure que le temps d’un claquement de doigt, un battement de cils, un éclair d’orage dans le grand ciel. Comment n’en avons-nous pas conscience !? Au lieu de nous exaucer, de nous accompagner en bienveillance, au lieu de savourer et partager le festin qu’offre la vie, nous nous surveillons, dans des jeux d’emprise et de culpabilités entretenues. Au lieu de jouir en conscience, nous nous détruisons. Quelle absurdité, quelle bêtise ! KéwènKa est l’antidote à cette bêtise crasse. L’album KéwènKa est à boire sans modération et à boire à plusieurs ! Trinquons ensemble à sa sortie !

Ce n’est que dans l’entremêlement des humaines saveurs à travers toutes les expressions possibles et imaginables que seuls peuvent nous offrir les arts, que se reconstruira sur la Terre l’Éden originel. Cet Éden ne peut se trouver qu’au plus profond de soi. Cela demande une descension et l’album KéwènKa nous invite à cette descension. La descension est une descente au cœur du cœur de ce que nous sommes. Et c’est là que tu découvriras, toi qui lis cette préface, à quel point tu es infini ! C’est à ce rendez-vous sacré que nous conduisent la musique, les poésies et les dessins de l’album KéwènKa. Là tu trouveras des racines remplies d’amour et de désirs, en un mot, remplies de sève touchant ton cœur te reliant à celui de notre Terre mère. Ces racines, tu l’as bien sûr compris, ce sont les tiennes, entremêlées avec celles de tous tes ancêtres… C’est par elles, que tu sentiras pulser tout le vibrant du vivant te ramenant à toi-même pour mieux te relier aux autres et au monde…

Je te le dis ici, en réalité dans la vie tout n’est que danse des Sèves. Cela nous ramène aux origines appelées Genèse, cela nous ramène à Ève, l’arbre et le Serpent. On ne nous l’a jamais dit, mais secrètement, dissimulés par l’arbre, Ève et le serpent se sont aimés. C’est de leur étreinte qu’est née la S’Ève. Cette union, le règne végétal l’a provoquée incitant le serpent à charmer Ève sous l’arbre sacré pour que la danse des Sèves se vive aussi chez les humains. KéwènKa n’est que cela, un hymne à la soif délivrée. La Sève du Ciel, appelée grâce, désire s’unir à ton intime sève, qui elle-même, espère celle du Ciel. KéwènKa nous livre un secret magnifique : nous sommes semblables aux arbres. Écoute, toi qui me lis, comme nos forêts nous enseignent la danse des sèves en silence. Comme eux, soyons calice du Ciel et calice de la Terre. Il y a la sève brute et la sève élaborée. L’une monte de la Terre, des racines elle puise l’eau et les minéraux dans le sol, l’autre descend du Ciel, est absorbée par les feuilles et apporte les sucres de la photosynthèse… D’une extrémité à l’autre, de la terre au ciel et du ciel à la terre, il y a ce mouvement qui se croise dans chaque rameau, chaque branche, à l’intérieur du tronc, dans les racines. Voilà ce qu’est l’arbre. Alors comme lui, sois cet être vivant, œuvrant tout entier à connecter la sève d’en bas à la sève d’en haut ; sois cet axe central, ce pilier vibrant, sois une antenne organique. Sois cette sculpture vivante où les forces telluriques et cosmiques se rejoignent pour permettre partout autour de toi l’éclosion de la vie. Kéwènka n’est autre que cela, un hymne à l’éveil…

Ami lecteur, je nous invite à explorer le monde que Kévin Quentric nous propose, un monde tout en délicatesse aux antipodes des paroles et des théories froides, un monde haut en couleur, charnel et vivifiant, un monde haut en vibrations… Après tout, n’est-ce pas uniquement à cela que nous invitait Goethe lorsqu’il écrivait :

Toute théorie est grise, mais vert florissant est l’arbre de la vie.”

Marc Vella

Qui est Marc Vella, le pianiste nomade ?

En 30 ans, avec son piano à queue, Marc Vella est allé sur les routes et chemins de près de 50 pays pour célébrer l’humain. Étudiant en classe prépa pour entrer en Normale Sup Philo, il change de cap pour vivre la musique. En 1985 il remporte le Prix de Composition à l’ENM de Paris et le 1er Prix de Composition à Rome au TIM 99. Grâce aux variacordes qu’il a imaginés, sa musique au piano est unique. Pianiste virtuose, il donne des concerts conférences dans le monde entier dans Festivals, Congrès et Forums.

Créateur des concerts d’émergence, il donne régulièrement des stages ‘‘Vivre en joie la musique de la vie’’ destinés autant aux professionnels qu’aux amateurs et profanes.

Intervenant en entreprise, milieu carcéral, scolaire, universitaire et hospitalier, dans le monde du handicap et du quatrième âge, il apporte mieux-être et mieux-vivre.

Il a enregistré à ce jour 10 CD. Plusieurs DVD ont été réalisés sur ses aventures.

Concepteur de la Caravane amoureuse en 2004, entrant dans La Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix, chef de file : L’UNESCO, il emmène avec lui des personnes pour dire ‘‘je t’aime’’ aux autres. À ce jour, vingt-huit pays ont été ‘‘conquis amoureusement’’…

Marc Vella a écrit plusieurs livres. Son essai Éloge de la fausse note est un Long-Seller au Québec. La Clé d’Être et Le Pianiste nomade sont chez Vega Trédaniel.

En 2019, il fonde l’École de la fausse note, son parrain est Pierre Richard. Son siège est basé près de Genève. Deux antennes en France, une à Lyon et l’autre vers Angoulême.